La contrebasse - double bass
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Noémie Baronnet et l'audace récompensée

Noémie Baronnet À seulement 22 ans, cette amoureuse de la contrebasse vient de remporter le Grand Prix de la Ville de Paris au Concours international de lutherie Étienne Vatelot.
Même si, depuis cette reconnaissance professionnelle, elle confie vivre sur un «petit nuage», Noémie Baronnet affiche toujours la même passion et détermination: deux traits de caractère qui lui ont permis de se faire rapidement une place. Éveillée à la musique dès l'enfance, Noémie quitte à 15 ans sa famille et sa région natale (Lyon) pour intégrer la prestigieuse et très sélective (8 candidats retenus sur 200 dossiers) École nationale de lutherie de Mirecourt, dans les Vosges. Quatre ans plus tard, un BT et un CAP de lutherie en poche, elle frappe à la porte de l'atelier de Patrick Charton, l'un des maîtres français dans la fabrication d'instruments à cordes, et particulièrement de contrebasses, installé à Saint-Étienne. «Je suis très intéressée par les contrebasses, vous êtes le meilleur, j'aimerais travailler avec vous», lui annonce-t-elle tout de go. Séduit par son audace, le luthier lui propose un stage de trois jours, au terme duquel Noémie est embauchée.
Au fil des mois, l'élève moyenne décrite par ses professeurs se révèle une luthière estimée pour la qualité et la rapidité de son travail.
Noémie Baronnet en plein travail Le secret de cette métamorphose ? Noémie Baronnet peut enfin réaliser le rêve qu'elle caresse depuis l'adolescence, lorsqu'elle assistait aux concerts donnés par l'orchestre auquel appartenait son père : fabriquer des contrebasses. Elle éprouve, en effet, un réel attachement à l'égard de cet instrument, dont elle apprécie la rondeur imposante. Cette émotion, Noémie aime la partager avec les contrebassistes qui lui rendent visite à l'atelier ou qu'elle rencontre au conservatoire.
Que ce métier soit très physique et parfois épuisant - une contrebasse pèse autour de 15 kilos - ne la rebute pas. Évoluer dans un univers essentiellement masculin non plus. Noémie Baronnet songe déjà à préparer d'autres concours, et à ouvrir un atelier de violoncelles et contrebasses. Son voeu le plus cher: signer ses propres modèles.